Il était une fois un ébéniste qui découvrit le métier un peu par hasard, mais guidé par la passion. Plombier de formation, il n’était en effet pas destiné à manipuler le bois. Un beau jour, un antiquaire remarqua la qualité de la restauration d’un meuble ancien fait à ses heures perdues. L’antiquaire, impressionné par le résultat, l’incita à continuer dans cette voie, en lui proposant régulièrement du travail.

Peu après, ce même antiquaire lui présenta un riche propriétaire suisse, possédant de nombreux châteaux dans le sud de la France. Ce fut le début de plusieurs années de travail exclusif au bénéfice de ce client d’exception, qui lui offrait l’opportunité de restaurer des meubles rares et de grandes valeurs.

Les années passant, se noua entre eux une relation d’amitié qui allait se rompre brutalement. L’artisan se trouva dans l’impossibilité de se déplacer au mariage de la fille de son unique client, ce qui ne manqua pas de fâcher ce dernier. En coupant les liens d’amitié furent aussi coupés les liens professionnels.

Faute d’indépendance économique et morale, s’ensuit la chute vertigineuse de l’activité. Un an et demi plus tard, ne s’étant constitué aucun réseau, n’ayant formalisé aucune stratégie commerciale, le restaurateur de meubles se retrouve en grande difficulté.

La traversée du désert continue, de mirages en mirages, à la recherche d’un oasis perdu.


Cas d’école :
basé sur les rencontres et entretiens des conseillers d’entreprises de la CMA 82, la retranscription anonymisée d’une situation typique, source d’enseignements.

 

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